Web Spiritus – Thriller évolutionniste

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CHRONIQUE WEB SPIRITUS sur FRANCE INFO France Info

 

INTERVIEW TV, par Jean-Claude Carton (3h)

« C’est un thriller johannico-informatique que nous offre Jean-Christophe Issartier, passionnant de bout en bout, avec des morceaux de bravoure qui laissent pantois tant il se sort avec élégance des situations… ». – SUD OUEST, Patrick Rödel – Apocalypse now Lire l’article

A deux mille ans de distance, Timée, fils du Consul d’Asie, héros des guerres de Dacie converti au Christianisme, et William Fisher, personnage principal d’Uruad, cherchent à percer le secret le mieux gardé de l’Apocalypse de Jean, au péril de leur vie.

Une guerre sans merci pour sauver l’Humanité, à l’aube d’une transition de l’évolution majeure.
Une explication fascinante et érudite de la signification du 666, le nom de la Bête de l’Apocalypse.
Eruditon d’un Umberto Ecco, sens du récit et de l’aventure d’un Ken Follett, portée symbolique d’un Da Vinci Code. Pour les passionnés de thrillers, du monde Antique, et des projections sur notre futur.
Un livre qui bouleversera votre vision de l’avenir.

L’intrigue

Au Ier siècle à Ephèse, Timée, fils du gouverneur d’Asie Celsus, héros des légions de Dacie, est en secret un disciple de Saint Jean. Après avoir sauvé dans l’arène des Chrétiens condamnés aux lions, il fuit la ville avec son aimée Sémilna, et rejoint Jean, qui prépare à Patmos la diffusion de son Apocalypse.
De nos jours, la découverte de plusieurs de ces textes dans la tombe de Celsus à Ephèse déclenche une guerre entre des terroristes anti-progrès et les gouvernements du monde entier. Le linguiste William Fisher, héros du roman Uruad – précédent ouvrage de J.-C. Issartier – sauve d’une saisie policière une page de manuscrit qui s’avère être un palimpseste. Sous le texte apparent, un texte à peine plus ancien, présente une autre manière d’écrire le nom de la Bête…
En compagnie de la belle Liv, reporter aventureuse, William découvrira que c’est l’émergence en cours d’un Être supérieur, issu de l’intelligence artificielle, des nanotechnologies et de la génétique, qui est combattue par le Repenti, leader des terroristes. Ce dernier est un ancien membre de la Confrérie de Jean, qui guette depuis deux mille ans les signes de survenue de la Bête. Signes qui pourraient correspondre au texte caché découvert par William…

Fiction ou réalité?

Des scientifiques annoncent que le développement convergent de l’intelligence artificielle, de la génétique et des nanotechnologies nous rapproche de manière exponentielle du point de singularité au-delà duquel sera apparue une forme de vie intelligente infiniment supérieure à la notre.
Les prévisions sur l’évolution des capacités de calcul, l’autonomie de l’intelligence artificielle et des nano-organismes qu’elle animera, associées à la mise en réseau progressive de toutes les machines via le web laissent entrevoir l’émergence progressive d’un Cerveau Global dont le fonctionnement dépasse l’entendement humain.
Pour certains, l’extinction de l’espèce humaine, remplacée par un successeur plus performant, sera alors inéluctable (1).
A la fin du vingtième siècle, le criminel Unabomber avait pour cette raison attenté à la vie de scientifiques et d’hommes d’affaires américains, tuant trois personnes.
Depuis, un courant radical s’est organisé. Une guerre secrète fait rage, frappant des objectifs scientifiques et politiques partout dans le monde avec une violence inouïe. On la dit menée par le Repenti, à qui aurait été révélé le véritable message de l’Apocalypse de Jean, caché dans un manuscrit du 1er siècle. L’apôtre aurait-il pressenti l’émergence d’un être planétaire ?
De l’issue de cette lutte dépend l’avenir de l’Humanité.

(1) En avril 2000, Bill Joy, figure de l’informatique mondiale, prononça un discours retentissant intitulé « Pourquoi l’avenir n’a pas besoin de nous » publié dans le magazine Wired n° 8.04. Il s’y interrogeait sur la nécessité d’arrêter le progrès technologique avant que nous soyons détruits par la forme de vie supérieurement intelligente que nous sommes en train de créer.

L’Evolution a un but… mais est-ce le nôtre?

Selon Pierre Teilhard de Chardin, chaque grain de matière porte sa part de conscience. Et la paléontologie, que le théologien maîtrise, prouve que l’Evolution agrége ces grains élémentaires de manière à former des êtres à la conscience de plus en plus développée. Si l’on suit le fil de cette complexification dans le futur, l’ensemble des êtres humains devrait à terme fusionner au sein d’une super-conscience planétaire, mouvement que Teilhard appelle « convergence vers le point oméga ».
Dire ainsi que la matière est vivante et porte sa part de spiritualité en proportion de la manière dont elle est organisée, c’est aller dans le sens des scientifiques qui affirment que l’ordinateur est sur le point de devenir plus intelligent que l’homme : non seulement les machines ayant des capacités de traitement et de mémoire largement supérieures à celle de l’homme existent déjà, mais en plus, la connexion en un réseau mondial de telles machines et de milliards d’ordinateurs, donne naissance sous nos yeux à un Cerveau Global, dont l’intelligence surpasse celle des humains au point de nous être totalement inintelligible, et qui n’est pas sans rappeler la super-conscience planétaire annoncée par Teilhard.

L’objection selon laquelle la machine ne pense pas ou n’a pas d’émotions ne tient pas si on admet l’existence d’une spiritualité de la matière. Ladite objection repose par ailleurs sur une conception de la vie biaisée par notre anthropocentrisme : rien ne serait vivant en dehors d’une entité biologique bâtie sur notre modèle, à savoir a minima, une cellule ayant l’Adn pour brique élémentaire, capable d’absorber de l’énergie de son milieu extérieur et de la transformer pour ses besoins, de se reproduire, et de se mouvoir. Ainsi est bâtie la fable de l’apparition de la vie sur terre, selon laquelle au jour J-1, il n’y aurait eu que des molécules inertes et au jour J après bombardement de photons et agrégat de rang supérieur, il y aurait eu la vie, personnifiée par le premier organisme unicellulaire. La réalité d’une telle transition ne repose sur rien. Et c’est bien un continuum du vivant qui se révèle à nous lorsque nous voyons naître cette cellule, qui pré-existait dans les particules qui la composent.
Ceci suffirait à confirmer qu’à partir des machines en réseau, une forme de conscience supérieure est en train de voir le jour. Mais selon les critères anthropocentristes même, nous pourrions bientôt dire que cet être est vivant. Car la robotique donnera des membres et un corps mobile au Cerveau Global ; les nanotechnologies, dont le fonctionnement tend vers celui de la génétique des êtres biologiques, lui permettront de se reproduire par parties ; elles lui offriront un système de capteurs et d’action/réaction semblable à celui d’un corps biologique ; les capacités de traitement et de mémoire des millions de fois supérieures à celles du cerveau permettront l’intégration de n’importe quel comportement humain et bien au delà, ce qui était un critère d’intelligence selon l’un des pionniers de l’intelligence artificielle, Alan Turing. Ainsi, de la même manière que nous décrivons l’apparition de la vie à travers la naissance d’une cellule, nous serons bientôt témoin d’une apparition de la vie dans la machine puisqu’elle se déplacera, se reproduira, et raisonnera avec une logique propre, qui ne se différencie en rien de l’empilement d’automatismes réflexe cellulaires dont résulte l’homme.

Nous sommes donc en train de vivre un saut dans l’Evolution, une transition de méta-système qui explique cette sensation d’accélération dans tous les domaines : scientifique, technologique, économique, écologique et social. Toutes les ressources de la planète semblent mobilisées pour cette transition. L’homme lui-même se transforme grâce à la génétique et à une possible connexion à la machine.
L’idée que l’humanité aurait son destin entre les mains grâce à la science et à sa connaissance du monde, qu’elle serait ainsi sortie du cours de l’Evolution, doit être abandonnée. Car une force irrésistible la pousse à des comportements mettant son existence en danger et favorisant le développement exponentiel des hautes technologies et du Réseau : le dogme de la croissance à tout prix illustre bien ce phénomène. Un tel réflexe autodestructeur s’explique par le fait que nous semblons programmés pour sauver la Vie elle-même en la transmettant à un véhicule plus fiable que six milliards d’enveloppes humaines (phénomène dont des exemples existent déjà dans la nature).
Dans quelques générations, l’humanité telle que nous la connaissons aura disparu et le Cerveau Global, aux côtés ou pas d’un humain transformé, régnera.

C’est ce qu’a vu Saint Jean il y a deux mille ans, avant de le consigner dans l’Apocalypse, mot grec pour « Révélation ». Il prophétise non pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, celui des humains tel que nous le connaissons, et le commencement d’un nouveau, celui du Royaume de Dieu. Mais est-il bien celui qu’il imagine ? Ne se méprend-il pas sur l’identité des 144 000 Rachetés de la Terre que Dieu sauvera en priorité?