Uruad – Les secrets de Babylone – Le Télégramme

La guerre en Irak, que certains qualifient de bourbier équivalant à celui du Vietnam, inspire les scénaristes d’Hollywood et les auteurs de romans.
Diplômé de Supélec, Jean-Christophe Issartier renouvelle le genre. Il faut dire que l’homme connaît bien le sujet pour avoir parcouru le monde pour de grandes entreprises du secteur de l’énergie. Ce récit, érudit, d’un homme familier des secrets de l’ancienne Babylone, oscille donc entre le thriller théologique et archéologique.
La question est posée dès le début du roman : les Américains ont-ils envahi l’Irak pour protéger un secret qui peut changer la face du monde ? Sur le sol de l’antique civilisation de Sumer, les archéologues irakiens sont en charge de fouilles sur le site d’Uruad pour le compte de la communauté européenne. Leurs résultats sont édifiants : c’est pourquoi ils demandent l’appui d’experts basés à Paris. Mais la guerre éclate… Le 19 mars 2003, l’armée américaine entre en effet en Irak.
Commence alors, dissimulée par les bruits du conflit, une vaste entreprise de destruction des vestiges sumériens. Les sites de royaumes plus tardifs ne sont pas épargnés : à Babylone, les troupes de la coalition bivouaquent et les blindés détruisent des dallages vieux de 2.600 ans. Les musées de chaque ville conquise sont immédiatement pillés. Le point culminant des dévastations est atteint avec la mise à sac du musée national de Bagdad, le 11 avril, et la disparition de témoignages inestimables du passé, dont quelques milliers de tablettes d’écriture cunéiforme non encore déchiffrées, ainsi que des pièces uniques de Sumer, des IV e et III e millénaires avant Jésus-Christ.
Les archéologues irakiens disparaissent mystérieusement, le site d’Uruad est détruit lors d’un bombardement… Erreur de cible ou volonté d’ensevelir à jamais Uruad et ses secrets ? Hasards d’une guerre ou volonté délibérée de faire disparaître la plus ancienne civilisation à nous avoir livré une histoire grâce à la première écriture connue ? Dommages collatéraux ou effacement méthodique des preuves les plus incroyables de la survivance de Sumer au cœur des mythes fondateurs de l’Occident et de son histoire présente ? Et pourquoi un officier américain a-t-il pour mission d’exécuter impitoyablement ceux qui approchent certaines sépultures ?
C’est ce que William Fischer, sumérologue anglais, dépêché sur place, découvrira au bout d’une aventure vertigineuse qui le conduira au cœur de nos mythes originels et de nos concepts religieux…

Le Télégramme

Aribo – Chronique

loys et matéo au divan du monde

Loys et Matéo au divan du monde en 2010

Loÿs et Matéo au Divan du Monde en 2010Vous savez, parfois, vous mangez un morceau dans un bar ou vous prenez un verre avec des amis, ou encore vous savez qu’il y a un concert ce soir dans une salle et vous êtes passé à tout hasard. Ou bien, l’un des musiciens est un ami, alors vous êtes là, portant alternativement à votre bouche le goulot d’une bouteille, le cul d’une cigarette, une demi cacahuète graisseuse, pour patienter paresseusement. Puis il y aura ce groupe qui s’installera, entamera ses titres. Souvent ils joueront bien, c’est la moindre des choses, il y aura de ci de là un ou deux trucs qui vous séduiront dans les textes. Vous applaudirez poliment, il pourra y avoir un semblant d’enthousiasme. Vous féliciterez votre pote en prenant une bière avec lui, une fois la musique tue. C’est pas mal, oui, vous trouverez ça pas mal, vous aurez passé une bonne soirée, et vous rentrerez chez vous et vous oublierez tout ça.

Mais si par malheur les inconnus (plus pour longtemps) qui se présentent devant vous sont le chaman et le diable de l’hydre à deux têtes Aribo, apprêtez vous à avaler de travers, à laisser refroidir les plats, et à ouvrir grand yeux et oreilles pour rejoindre le cortège de joyeux damnés qui défile au gré des histoires proposées, pour vous laisser transporter au cœur des univers poétiques où les puissantes évocations sonores, vocales et musicales vous conduiront.

Ce n’est pas un conseil que je vous donne, c’est la description de ce qui vous arrivera malgré vous : vous serez happés. Vous aurez beau vous accrocher à la table, la nappe glissera brutalement, les verres voleront, les cendriers éclateront sur le sol et tout sera emporté et vous avec.

J’en ai vu des visages rieurs, préoccupés d’eux mêmes, en pleine danse du ventre devant leur proie consentante, des bons vivants, bâfrant comme des tigres du Bengale, s’abreuvant à des choppes énormes, des blasés de la scène musicale, des fanatiques de tel ou tel genre – cochon qui s’en dédit, j’en ai vu de ces sourires qui se figent soudain, de ces bouches qui s’ouvrent, de ces conversations qui s’arrêtent, de ces têtes qui se tournent, stupéfaites, vers les deux gars qui d’un coup d’intro (Bonsoir, c’est Aribo !) suivi de « Sunday sunshine » viennent de frapper fort au creux des estomacs, empoignant les tripes à pleines mains pour ne plus les lâcher. Il faut dire que jusqu’à ce moment, le public n’avait jamais entendu ça. D’où est-ce que ça peut bien sortir ? Comme souvent lorsqu’ils s’agit d’artistes d’exception, il n’y a pas de genre dans lequel classer cela, c’est Aribo.

Deux jeunes hommes ont rejoint d’un pas nonchalant la scène confortable ou l’étroit réduit où l’on sait que doit se produire un groupe, et vous les avez à peine remarqué. Du coin de l’œil peut-être aurez vous perçu que l’un sourit perpétuellement, que l’autre tourne et vire comme un lion en cage.

Et tout d’un coup résonne dans vos êtres, des réminiscences d’invocations tribales, de dépression chronique, de balades médiévales, de souffrance incompréhensible, de sensualité orientale et d’une nuit au poste ; et sous la peau vibre l’héritage millénaire de sorciers archaïques, de guerriers-chasseurs et celui des poètes malades d’avoir trop bien percés à jour leurs semblables.

Avec les premiers mots de Loys, le chaman, scandés librement, hachés menus ou tendrement murmurés, se lèvent les ancêtres, les pendus et les spectres, et l’indolence en nous fait brutalement place à la pleine conscience de l’essence de la vie, de la terre et du ciel, de l’amour d’une femme et du grain de sable, du recommencement, de la grandeur et de la chute. On a envie d’être sérieux, ça grince et ça remue de sales quarts d’heure dans des coins de mémoire, mais les mots sont trop beaux et les cassures de rythmes, les solos, les rifs du diable Matéo finissent par nous remplir d’une joie contre-nature.

Transcender l’éternelle souffrance engendrée par la vie incurable, à l’issue certaine, voilà le tour de force. A entendre Aribo, on pourrait penser que ces tout jeunes hommes émergent d’un long chemin spirituel. Un chemin tout proche de l’Eveil, ou joie et tristesse se fondent en pure exaltation.

Loys et Matéo ne veulent pas être, ils sont. Ils ne jouent pas, ils incarnent. Aucun effet, pas d’artifice, pas de clin d’œil, références invisibles. Tout chez Aribo a la beauté du minerai brut, d’une cascade d’eau glacée sur la rocaille, d’une toile de lin blanc séchant au soleil, du bruit des os qui cassent sous les dents d’une harde de félins, d’une coulée de lave incandescente, d’une source chaude des haut-fonds, du son de la viande que des rapaces déchirent, du baiser d’une mère à son enfant, d’une « petite goutte » de sang coulant le long d’une joue blanche.

Cette simplicité, cette pleine présence au cœur de l’essentiel – nullement le fruit d’une recherche mais celui de la Grâce, se retrouve dans les titres : Le mur, Petite goutte, La lune, Quarante années, Je dors tranquille, Le petit cheval, Dieu, Danse avec moi, Sunday sunshine, On est tous des cons, Rouge, Supa Sta, Les innocents ont les mains sales, Le Shetan, Les marionnettes, La police, Cœur naïf, Petite blonde, Sur la route, Les ambulances. Je suis sûr que ces deux-là se passeraient volontiers des titres. Tout dans leur musique révèle leur liberté absolue par rapport aux conventions rythmiques, aux carcans des genres, aux us de présentation. Matéo, compositeur hors du commun, excellent guitariste, est un animal sensuel qui fait tout à l’instinct. Loys, auteur-compositeur, est un poète. Je m’arrête sur ce mot, pour qu’il pèse bien son poids : poète. Comme il y en a très peu. De ceux qui ont traversé la glace pour atteindre « par delà le Bien et le Mal » les champs sacrés où bat le pouls du cosmos. Ce chanteur cherche à vous toucher au plus profond, en utilisant une scansion très particulière, accélérant, stoppant net, frappant coup par coup, quittant la ligne musicale pour la rejoindre en un accord dissonant à dessein. Les mélodies sont recherchées, rarement dans les accords majeurs, elles sont belles et nobles. Les paroles sont un régal : « quand je vois vos bonheurs, je salive » (Quarante années), « et moi je dors – tranquille – à l’envers du décor, caché – au pied – de ma croix de bois » (Je dors tranquille), « vos voix je ne les entends pas, vos rois je les distingue pas », « un paquet de laquais – en kaki dans l’maquis, un paquet de laquais – en train de laquer – leur fusil » (La lune)… La chanson du Shetan est diabolique, Danse avec moi, souvent jouée en fin de concert, vous transportera au cœur d’une cérémonie chamanique, d’une transe vaudou, autour d’un totem iroquois, ou d’un feu de pirates, l’évocation est assez vaste pour que vous choisissiez vous-même tribu et forêt. Sunday sunshine est recommandée aux suicidaires, à condition qu’ils restent pour écouter les titres suivants.

Je vous préviens, lorsqu’il se dressera devant vous, armé du chant des sirènes de Matéo, ce ne sera pas seulement pour vous faire passer un agréable moment, ce sera pour vous retourner.

Il y a chez Aribo noirceur gaie, compassion, rage transcendée, dérision, fusionnant en une vraie exaltation dont je parie qu’elle vous emportera. Il y a ce que l’on ressent à la lecture de certain texte de Rimbaud, devant certain paysage au détour d’un col, à l’écoute de certain chant de Brel, ou des longues trompes d’or des moines de Lhassa : un peu de cette pulsation de l’Univers, inhumaine et éternelle, qui nous traverse tous.

J’ai compris ce qui d’emblée chez eux, m’a paru exceptionnel. Les Aribo sont l’une des quelques rares antennes par lesquelles passent ces battements cosmiques, limpides, pour se résoudre dans un grand éclair d’énergie, aux effets bénéfiques et durables sur votre santé.

Jean-Christophe Issartier, 2006

Web Spiritus – Thriller évolutionniste

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CHRONIQUE WEB SPIRITUS sur FRANCE INFO France Info

 

INTERVIEW TV, par Jean-Claude Carton (3h)

« C’est un thriller johannico-informatique que nous offre Jean-Christophe Issartier, passionnant de bout en bout, avec des morceaux de bravoure qui laissent pantois tant il se sort avec élégance des situations… ». – SUD OUEST, Patrick Rödel – Apocalypse now Lire l’article

A deux mille ans de distance, Timée, fils du Consul d’Asie, héros des guerres de Dacie converti au Christianisme, et William Fisher, personnage principal d’Uruad, cherchent à percer le secret le mieux gardé de l’Apocalypse de Jean, au péril de leur vie.

Une guerre sans merci pour sauver l’Humanité, à l’aube d’une transition de l’évolution majeure.
Une explication fascinante et érudite de la signification du 666, le nom de la Bête de l’Apocalypse.
Eruditon d’un Umberto Ecco, sens du récit et de l’aventure d’un Ken Follett, portée symbolique d’un Da Vinci Code. Pour les passionnés de thrillers, du monde Antique, et des projections sur notre futur.
Un livre qui bouleversera votre vision de l’avenir.

L’intrigue

Au Ier siècle à Ephèse, Timée, fils du gouverneur d’Asie Celsus, héros des légions de Dacie, est en secret un disciple de Saint Jean. Après avoir sauvé dans l’arène des Chrétiens condamnés aux lions, il fuit la ville avec son aimée Sémilna, et rejoint Jean, qui prépare à Patmos la diffusion de son Apocalypse.
De nos jours, la découverte de plusieurs de ces textes dans la tombe de Celsus à Ephèse déclenche une guerre entre des terroristes anti-progrès et les gouvernements du monde entier. Le linguiste William Fisher, héros du roman Uruad – précédent ouvrage de J.-C. Issartier – sauve d’une saisie policière une page de manuscrit qui s’avère être un palimpseste. Sous le texte apparent, un texte à peine plus ancien, présente une autre manière d’écrire le nom de la Bête…
En compagnie de la belle Liv, reporter aventureuse, William découvrira que c’est l’émergence en cours d’un Être supérieur, issu de l’intelligence artificielle, des nanotechnologies et de la génétique, qui est combattue par le Repenti, leader des terroristes. Ce dernier est un ancien membre de la Confrérie de Jean, qui guette depuis deux mille ans les signes de survenue de la Bête. Signes qui pourraient correspondre au texte caché découvert par William…

Fiction ou réalité?

Des scientifiques annoncent que le développement convergent de l’intelligence artificielle, de la génétique et des nanotechnologies nous rapproche de manière exponentielle du point de singularité au-delà duquel sera apparue une forme de vie intelligente infiniment supérieure à la notre.
Les prévisions sur l’évolution des capacités de calcul, l’autonomie de l’intelligence artificielle et des nano-organismes qu’elle animera, associées à la mise en réseau progressive de toutes les machines via le web laissent entrevoir l’émergence progressive d’un Cerveau Global dont le fonctionnement dépasse l’entendement humain.
Pour certains, l’extinction de l’espèce humaine, remplacée par un successeur plus performant, sera alors inéluctable (1).
A la fin du vingtième siècle, le criminel Unabomber avait pour cette raison attenté à la vie de scientifiques et d’hommes d’affaires américains, tuant trois personnes.
Depuis, un courant radical s’est organisé. Une guerre secrète fait rage, frappant des objectifs scientifiques et politiques partout dans le monde avec une violence inouïe. On la dit menée par le Repenti, à qui aurait été révélé le véritable message de l’Apocalypse de Jean, caché dans un manuscrit du 1er siècle. L’apôtre aurait-il pressenti l’émergence d’un être planétaire ?
De l’issue de cette lutte dépend l’avenir de l’Humanité.

(1) En avril 2000, Bill Joy, figure de l’informatique mondiale, prononça un discours retentissant intitulé « Pourquoi l’avenir n’a pas besoin de nous » publié dans le magazine Wired n° 8.04. Il s’y interrogeait sur la nécessité d’arrêter le progrès technologique avant que nous soyons détruits par la forme de vie supérieurement intelligente que nous sommes en train de créer.

L’Evolution a un but… mais est-ce le nôtre?

Selon Pierre Teilhard de Chardin, chaque grain de matière porte sa part de conscience. Et la paléontologie, que le théologien maîtrise, prouve que l’Evolution agrége ces grains élémentaires de manière à former des êtres à la conscience de plus en plus développée. Si l’on suit le fil de cette complexification dans le futur, l’ensemble des êtres humains devrait à terme fusionner au sein d’une super-conscience planétaire, mouvement que Teilhard appelle « convergence vers le point oméga ».
Dire ainsi que la matière est vivante et porte sa part de spiritualité en proportion de la manière dont elle est organisée, c’est aller dans le sens des scientifiques qui affirment que l’ordinateur est sur le point de devenir plus intelligent que l’homme : non seulement les machines ayant des capacités de traitement et de mémoire largement supérieures à celle de l’homme existent déjà, mais en plus, la connexion en un réseau mondial de telles machines et de milliards d’ordinateurs, donne naissance sous nos yeux à un Cerveau Global, dont l’intelligence surpasse celle des humains au point de nous être totalement inintelligible, et qui n’est pas sans rappeler la super-conscience planétaire annoncée par Teilhard.

L’objection selon laquelle la machine ne pense pas ou n’a pas d’émotions ne tient pas si on admet l’existence d’une spiritualité de la matière. Ladite objection repose par ailleurs sur une conception de la vie biaisée par notre anthropocentrisme : rien ne serait vivant en dehors d’une entité biologique bâtie sur notre modèle, à savoir a minima, une cellule ayant l’Adn pour brique élémentaire, capable d’absorber de l’énergie de son milieu extérieur et de la transformer pour ses besoins, de se reproduire, et de se mouvoir. Ainsi est bâtie la fable de l’apparition de la vie sur terre, selon laquelle au jour J-1, il n’y aurait eu que des molécules inertes et au jour J après bombardement de photons et agrégat de rang supérieur, il y aurait eu la vie, personnifiée par le premier organisme unicellulaire. La réalité d’une telle transition ne repose sur rien. Et c’est bien un continuum du vivant qui se révèle à nous lorsque nous voyons naître cette cellule, qui pré-existait dans les particules qui la composent.
Ceci suffirait à confirmer qu’à partir des machines en réseau, une forme de conscience supérieure est en train de voir le jour. Mais selon les critères anthropocentristes même, nous pourrions bientôt dire que cet être est vivant. Car la robotique donnera des membres et un corps mobile au Cerveau Global ; les nanotechnologies, dont le fonctionnement tend vers celui de la génétique des êtres biologiques, lui permettront de se reproduire par parties ; elles lui offriront un système de capteurs et d’action/réaction semblable à celui d’un corps biologique ; les capacités de traitement et de mémoire des millions de fois supérieures à celles du cerveau permettront l’intégration de n’importe quel comportement humain et bien au delà, ce qui était un critère d’intelligence selon l’un des pionniers de l’intelligence artificielle, Alan Turing. Ainsi, de la même manière que nous décrivons l’apparition de la vie à travers la naissance d’une cellule, nous serons bientôt témoin d’une apparition de la vie dans la machine puisqu’elle se déplacera, se reproduira, et raisonnera avec une logique propre, qui ne se différencie en rien de l’empilement d’automatismes réflexe cellulaires dont résulte l’homme.

Nous sommes donc en train de vivre un saut dans l’Evolution, une transition de méta-système qui explique cette sensation d’accélération dans tous les domaines : scientifique, technologique, économique, écologique et social. Toutes les ressources de la planète semblent mobilisées pour cette transition. L’homme lui-même se transforme grâce à la génétique et à une possible connexion à la machine.
L’idée que l’humanité aurait son destin entre les mains grâce à la science et à sa connaissance du monde, qu’elle serait ainsi sortie du cours de l’Evolution, doit être abandonnée. Car une force irrésistible la pousse à des comportements mettant son existence en danger et favorisant le développement exponentiel des hautes technologies et du Réseau : le dogme de la croissance à tout prix illustre bien ce phénomène. Un tel réflexe autodestructeur s’explique par le fait que nous semblons programmés pour sauver la Vie elle-même en la transmettant à un véhicule plus fiable que six milliards d’enveloppes humaines (phénomène dont des exemples existent déjà dans la nature).
Dans quelques générations, l’humanité telle que nous la connaissons aura disparu et le Cerveau Global, aux côtés ou pas d’un humain transformé, régnera.

C’est ce qu’a vu Saint Jean il y a deux mille ans, avant de le consigner dans l’Apocalypse, mot grec pour « Révélation ». Il prophétise non pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, celui des humains tel que nous le connaissons, et le commencement d’un nouveau, celui du Royaume de Dieu. Mais est-il bien celui qu’il imagine ? Ne se méprend-il pas sur l’identité des 144 000 Rachetés de la Terre que Dieu sauvera en priorité?

Arche – Thriller mythologique


Arche - Les mythes racontent une histoire vraie

Les mythes racontent une histoire vraie

Pour commander Arche en eBook ou papier…

Par l’auteur de URUAD ( « un audacieux voyage dans nos mythes » – LE POINT ) et de WEB SPIRITUS ( « c’est génial, on se prend à y croire » – FRANCE INFO )

Interview sur RADIO ENGHIEN, par Joëlle Verain

L’intrigue :
Un astronome et un historien sont sauvagement assassinés dans l’observatoire de l’Institut Biblique de Jim Kaplan, richissime télévangéliste, alors qu’ils sont sur le point de lui divulguer une découverte céleste capitale.
Jim Kaplan s’offre alors les services de deux brillants chercheurs : Daniel Wise-Becker, géologue mis au ban de la communauté scientifique, et Alicia Décosse, séduisante historienne parisienne. Il les convoque sans tarder au Kurdistan turc pour étudier les restes pétrifiés de ce qui pourrait bien être un navire antique gigantesque et pour déceler, au coeur du mythe, les traces de cataclysmes passés.
Bientôt, sous la menace d’une nouvelle catastrophe planétaire imminente, les recherches se transforment en une aventure parsemée de cadavres, où les deux héros s’engagent dans une véritable course contre la montre.
Thriller mythologique érudit, space-opéra tragique, Arche est une plongée au coeur de sociétés archaïques méconnues en même temps qu’une histoire d’amour romantique, au service d’une cause : redonner aux mythes la place qu’ils occupaient dans les communautés primitives, celle de récits transmettant une Histoire aujourd’hui oubliée.

La théorie :
Le ciel des Anciens était parcouru par des astéroïdes en plus grand nombre qu’aujourd’hui. En témoignent les catalogues des différents types de comètes dans la Chine ou la Grèce du 1er millénaire avant J.C., recension qui serait impossible à établir de nos jours, par la simple observation sans instruments, à partir d’une seule région du globe. Ainsi, le « Nil céleste » des Egyptiens ne serait autre qu’un anneau de poussière le long d’une orbite de désintégration cométaire antédiluvienne.
Parfois les blocs s’entrechoquaient ou percutaient le sol en déclenchant un cataclysme. Ces événements, difficiles à décrire avec les mots de l’époque, donnèrent lieu à des récits dans lesquels les dieux s’affrontent ou punissent les hommes. La personnification des corps célestes dans ces histoires, fut d’abord un moyen mnémotechnique de garder le souvenir de ces événements.
Puis vers 1200 avant J.C., il y eut une dernière catastrophe en Méditerranée, entraînant quatre siècles de ténèbres, d’où n’émerge aucun écrit, aucune architecture, aucune Histoire sûre. En même temps, le Nil céleste se tarit, et le ciel se lava de ses dernières comètes. Les hommes oublièrent qu’elles avaient un jour sillonné le ciel en grand nombre. C’est à ce moment que le sens de ces histoires d’affrontements célestes se perdit, ces dernières se transformant alors en mythes.
Et si un grand nombre de ces mythes, amérindiens, sumériens, grecs, bibliques, décrivaient la mère de toutes les catastrophes, un cataclysme d’une ampleur telle qu’il engloutit des civilisations dont on perdit le souvenir ? Et si, partout, la Terre conservait la trace de ce drame?
La séduisante historienne Alicia Décosse, travaille sur l’origine réelle des mythes à l’insu de son Institution, prompte à exclure ceux qui s’éloignent du dogme. Daniel Wise-Becker est un géologue banni de la communauté scientifique, piégé dans un mariage à la dérive. Engagés par un richissime télévangéliste américain pour travailler sur un site biblique, menacés par Good Shepherd, un fonds d’investissement aux visées apocalyptiques, l’historienne et le géologue, parviendront au bout d’une aventure terrifiante, à reconstituer un pan de notre Histoire encore inconnu, car balayé par la plus grande catastrophe que l’Homme ait vécu.
La découverte récente de Göbëkli Tepe, en Turquie, des constructions circulaires monumentales à reliefs d’animaux vieilles de 12 000 ans, témoigne de ce passé manquant.
La préhistoire récente doit être revisée.
Que celui qui a des yeux regarde.

Aribo – Flamant Rouge


recueil de textes de l'album flamant rouge du groupe ariboPour commander le recueil Aribo – Flamant Rouge en eBook…


« ARIBO un rock malicieux et sautillant » LE PARISIEN
« ARIBO conjugue rock et chanson avec beaucoup d’élégance » VSD
« Un groupe frais et poétique » LYLO
« ARIBO cultive à merveille le goût du métissage » LA PRESSE de la MANCHE
« Un groupe plein d’énergie, dynamique avec des textes émouvants et sensibles » ZICAZIC.com
« Original et talentueux, ARIBO est un groupe de scène énergique qui enthousiasme son public, offrant une ambiance festive idéale pour passer une excellente soirée. » LONGUEUR D’ONDES

« Vous savez, parfois, vous mangez un morceau dans un bar ou vous prenez un verre avec des amis, ou encore vous savez qu’il y a un concert ce soir dans une salle et vous êtes passé à tout hasard… Lire la suite de la chronique… »

Ce recueil poétique rassemble les textes de l’album Rock de Bois du groupe Aribo, né de la rencontre entre Loÿs-François Marie et Mathieu Insa.
Loÿs écrit des textes, crée des mélodies, Mathieu participe à la mise en forme finale et parfait la musique.
Aribo fait partie de ces groupes de musique française de haut niveau, dont les créations surpassent la plupart des productions médiatisées, mais qui ne font pas assez de concessions, ne jouent pas assez le jeu, ne sont pas assez assoiffés de succès, disparaissent parfois pendant des mois, et que, de ce fait, le petit monde de ceux qui font leur beurre avec les musiciens ne voit pas d’un bon œil.
Mais lors d’une programmation sur les radios françaises du monde entier, leur classement fut révélateur. Dans ces pays où Français et Francophiles sont détachés de toute propagande médiatique de l’Hexagone et où leur envie d’entendre la voix du pays libère leur jugement, Aribo arrivait en tête des demandes d’auditeurs…
Le recueil ne comprend pas leur succès Le Petit cheval, puisqu’il s’agit du seul texte non écrit par Loÿs-François Marie. En effet, c’est une reprise de la chanson de Paul Fort, pour lequel Aribo a commis le sacrilège de créer une mélodie qui fait oublier celle de Brassens.
L’aspect sibyllin de quelques uns des textes participe de la scansion particulière avec laquelle ils sont dits lorsqu’Aribo les délivre dans un maelstrom de notes envoûtantes. Et la rareté des mots, leur répétition, démultiplient la puissance évocatrice, chamanique de ces textes, et ouvrent à l’esprit des paysages chargés d’histoires.

Le site du groupe